mercredi 30 avril 2008
Par Philippe Vasseur,
mercredi 30 avril 2008 à 18:11 :: General
Les constructeurs d'avions s'y mettent. Afin de démontrer leur souci de l'environnement, les deux géants, Boeing et Airbus, ont promis de "joindre leurs forces pour améliorer les performances du secteur aérien". Dans le même temps, treize autres entreprises (dont Bombardier, Embraer et Rolls Royce) déclarent collectivement vouloir "s'engager sur une route de croissance neutre en émissions de carbone et aspirer à un avenir sans carbone".
Dont acte. Cette prise de conscience marque incontestablement un progrès. Mais ce progrès n'est pas venu tout seul. Sans les fortes pressions d'une opinion mondiale de plus en plus attentive et sans la crainte de mesures contraignantes jusqu'à la rétorsion, la question aurait-elle été simplement posée? L'important, c'est que ces entreprises se préoccupent maintenant d'y répondre. Faisons leur le crédit de penser qu'elles tiendront à traduire dans leurs actes les bonnes intentions affichées.
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lundi 14 avril 2008
Par Philippe Vasseur,
lundi 14 avril 2008 à 15:50 :: General
La catastrophe est là et nul n'ignore désormais les drames provoqués par la flambée des prix agricoles.
Selon le Fonds international de développement agricole (FIDA), une agence de l'ONU, quand les prix augmentent de 1% il ya 16 millions de personnes de plus en situation d'insécurité alimentaire dans le monde.
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mardi 18 mars 2008
Par Philippe Vasseur,
mardi 18 mars 2008 à 18:49 :: General
Les Britanniques ne sont pas près de l'oublier: des pluies diluviennes provoquant des inondations dramatiques s'étaient abattues sur l'Angleterre et le Pays de Galles de mai à juillet 2007. Trente et un milliards de mètres cubes d'eau! On n'avait jamais vu ça. A l'époque, le réchauffement climatique avait été mis en cause. Une étude scientifique vient aujourd'hui à l'encontre de cette affirmation.
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vendredi 7 mars 2008
Par Philippe Vasseur,
vendredi 7 mars 2008 à 10:19 :: General
C'est une évidence: la flambée des cours mondiaux affame encore un peu plus les populations déshéritées de la planète.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) réclame en conséquence un demi-milliard de dollars supplémentaire pour y faire face. Sinon, il n'y aura pas d'autre alternative que "de nourrir moins de gens ou de réduire les portions alimentaires".
Il faut répondre à une telle urgence, bien sûr, mais cette situation dramatique met paradoxalement en évidence les limites, les carences, les échecs d'une politique d'aide alimentaire qui fait dépendre la subsistance des pays pauvres du bon vouloir des pays riches.
Cette "charité" ne parvient même pas à satisfaire les besoins immédiats. Certains pays autrefois sous-alimentés ont montré qu'il était possible de s'en sortir. D'autres restent littéralement sur leur faim.
Depuis le temps qu'on le dit, comment se fait-il que les nantis n'aient pas réussi à mobiliser suffisamment de moyens - financiers, humains, scientifiques - pour doter les régions sinistrées du globe d'une agriculture permettant à tous les peuples de se nourrir?
C'est la réponse que l'on attend encore des pays développés et des grandes organisations internationales. D'ici là, il faut évidemment continuer à donner à ceux qui n'ont pas de quoi manger. Mais que cela ne suffise surtout pas à apaiser nos consciences!
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mardi 19 février 2008
Par Philippe Vasseur,
mardi 19 février 2008 à 18:51 :: General
Pour avoir droit à la plaque minéralogique N°1 mise aux enchères à Abou Dabhi, un homme d'affaires a déboursé plus de 14 millions de dollars. Ce prix lui a semblé "normal" et même "pas énorme" au regard de sa fortune. Et puis, n'est-ce pas, la morale est sauve puisque le produit de la vente de cette précieuse plaque minéralogique était destiné à des oeuvres caritatives. Monsieur est vraiment trop bon.
Je ne sais pas à qui reviendront ces 14 millions de dollars. Ce que je sais, c'est que cette somme équivaut à ce que dépensent en un an 160.000 familles tchadiennes pour se nourrir, ou plutôt pour se sous-alimenter! Mais surtout que cela ne gâche pas votre plaisir d'être l'automobiliste N°1. Si vous avez, bien sûr, de très gros moyens et une petite, mais alors toute petite conscience.
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lundi 11 février 2008
Par Philippe Vasseur,
lundi 11 février 2008 à 17:55 :: General
Selon certains esprits chagrins, lorsqu'Alan Greenspan était à sa tête la FED (la Réserve fédérale américaine) aurait mené une politique monétaire provoquant - au moins en partie - la bulle immobilière qui a éclaté aux Etats-Unis.
La conséquence la plus spectaculaire et la plus dramatique de cette bulle est la crise du subprime qui continue de secouer le monde financier mais qui a surtout ruiné nombre d'Américains aux revenus modestes.
D'autres ont eu plus de chance: le magazine "Trader Monthly" vient ainsi de révéler que le fonds d'investissement John Paulson avait gagné trois milliards de dollars en jouant, par anticipation, sur la crise des crédits subprime.
Trois milliards de dollars! C'est ce que produisent en un an quatorze millions d'Africains puisque c'est le PIB d'un pays comme le Niger.
Les gestionnaires du fonds Jonh Paulson n'ont sans doute pas mauvaise conscience mais ils ont assurément du flair. Au fait, pour leurs opérations juteuses ils peuvent compter sur le précieux concours du conseiller qu'ils ont recruté et qui ne manque pas d'expérience.
Ce conseiller s'appelle Alan Greenspan.
Non, vous ne rêvez pas, c'est bien le même.
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jeudi 24 janvier 2008
Par Philippe Vasseur,
jeudi 24 janvier 2008 à 17:14 :: General
Les organismes génétiquements modifiés (OGM) risquent de provoquer une nouvelle bataille commerciale entre l'Europe et les Etats-Unis.
Dans le cadre de l'organisation mondiale du commerce (OMC) l'Union Européenne avait perdu le "panel OGM" (arbitrage) et devait adapter sa législation en conséquence, dans un délai "raisonnable", pour donner satisfaction aux Etats-Unis où fleurissent les cultures génétiquement modifiées.
Estimant que les choses trainent, les Américains vont - paraît-il - demander l'application de l'article 22.2 du Réglements des Différends de l'OMC. Cela signifie la vérification des mesures prises en Europe. Si celles-ci ne sont pas conformes aux conclusions du "panel OGM", les Etats-Unis pourront user de rétorsions à l'égard de l'Union Européenne, à la hauteur du préjudice qui sera estimé (on parle de 400 à 800 millions de dollars).
Une nouvelle fois la preuve serait ainsi faite qu'il est difficile de séparer, dans le cadre des négociations internationales, la libéralisation des échanges et les préoccupations environnementales qui varient selon les pays. Si les Américains du nord et du sud cultivent des OGM, les Européens se montrent fortement réticents. La question n'est pas de trancher dans ce débat mais de faire remarquer, aux uns et aux autres, que celui-ci ne peut se limiter aux fontières des Etats. Le réchauffement climatique est aujourd'hui considéré à l'échelle planétaire. Qu'en sera-t-il des OGM?
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lundi 14 janvier 2008
Par Philippe Vasseur,
lundi 14 janvier 2008 à 14:29 :: General
La responsabilité sociale des entreprises a perdu un adepte: l'économiste américain Robert Reich. Il en était un ardent partisan dans les années 1990 mais aujourd'hui il n'y croit plus, constatant que l'envolée des performances financières s'accompagne d'un accroissement des inégalités. Est-ce parce que nous sommes passés du capitalisme au supercapitalisme? C'est effectivement l'explication qu'il donne dans son dernier livre: "Supercapitalism: The Transformation of Business, Democracy and Everyday Life". Pour lui, la concurrence acharnée qui prévaut désormais dans le monde est incompatible avec la RSE. D'autant que les lobbies économiques, de plus en plus puissants, dominent à présent le processus politique et s'avèrent ennemis de la Démocratie. Qu'on partage cette analyse ou qu'on la juge exagérément pessimiste, elle mérite une réaction. La plus appropriée me semble être le renforcement du lobby...de la RSE. C'est le seul dont Robert Reich puisse se féliciter.
Corporate social responsibility has lost a follower: the American economist Robert Reich. He was a strong advocate of CRS in the 1990s but does not believe in it any longer as he sees that as financial results soar, inequalities increase. Is that because we have gone from capitalism to supercapitalism? It is the explanation he gives in his latest book: “Supercapitalism: The transformation of Business, Democracy and Everyday Life”. To his mind, fierce competition, which prevails nowadays in the world, is incompatible with CSR. All the more so that economic lobbies, which are increasingly powerful, now dominate the political process and turn out to be against Democracy. Whether we share this analysis or find it too pessimistic, it deserves a reaction. It seems to me the most appropriate one is to strengthen the …. CSR lobby. It is the only one Robert Reich can be proud of.
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lundi 17 décembre 2007
Par Philippe Vasseur,
lundi 17 décembre 2007 à 16:53 :: General
De retour de Bali, les "officiels" se réjouissent d'avoir sauvé les apparences tandis que les "non-gouvernementaux" se désolent de l'absence de décisions concrètes. Les uns se satisfont d'un compromis que même les Etats-Unis ont fini par accepter; les autres déplorent que cet accord a minima ne prévoie qu'une feuille de route pour 2009, sans référence à de véritables engagements chiffrés.
Au-delà de ces divergences, tous s'accordent néanmoins sur un point: la lutte contre le réchauffement climatique impose, partout dans le monde, l'union des forces publiques et privées.
Il ne s'agit donc pas, à Bali ou ailleurs, de s'en remettre à la seule intervention des pouvoirs politiques, sous la pression légitime des opinions et des ONG.
Il ne s'agit pas, non plus, de croire que tous les problèmes seront réglés en se contentant de soumettre les entreprises à des contraintes légales.
Il s'agit, au contraire, de reconnaître que le rôle des acteurs économiques ne se limite pas au respect des lois mais que leurs responsabilités en la matière peuvent et doivent aussi s'exercer à leur initiative.
Ce n'est certes pas une nouveauté, mais c'est la preuve que la responsabilité sociale et environnementale des entreprises est désormais incontournable dans le concert international.
The Responsibility of Bali
Coming back from Bali « government officials » are pleased to have kept up appearances while “non governmental participants” regret the lack of concrete decisions. The former are satisfied with a compromise that even the United States have finally agreed to, the latter lament that this a minima agreement only gives a road map for 2009, without any reference to detailed commitments. Beyond these divergences however, everyone agrees on one point: all over the world, the fight against global warming requires that public and private forces work together. In Bali or elsewhere, it is therefore not a question of waiting for political powers to act under the legitimate pressure of public opinions and NGOs. It is not a question either of thinking that putting legal constraints on companies will solve all problems. On the contrary it is a question of accepting that the role of economic players is not to simply follow the law but that they can and must act responsibly on their own initiative in this respect. This is certainly not a novelty, but it shows that corporate social and environmental responsibility is now essential in the international concert.
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vendredi 7 décembre 2007
Par Philippe Vasseur,
vendredi 7 décembre 2007 à 16:48 :: General
Le patronat européen compte sur l'environnement pour donner à son industrie un avantage concurrentiel par rapport au reste du monde. C'est comme cela que j'interprète les propos de son représentant officiel, Ernest-Antoine Seillière, président de BusinessEurope. Selon son organisation, les économies d'énergie représentent un "énorme potentiel inexploité". Ce potentiel correspond aux "technologies déjà disponibles et rentables" inventées et développées en Europe. La productivité énergétique de l'industrie européenne serait ainsi cinq fois plus efficace que celle des pays émergents. Ernest-Antoine Seillère en déduit que pour atteindre les objectifs environnementaux dont il est beaucoup question en ce moment, il faut largement exporter les technologies européennes partout sur la planète. Voilà un témoignage de plus à verser au dossier pour plaider en faveur d'une économie qui plus favorable à l'environnement. Je ne sais pas si tout le monde s'y retrouvera, mais c'est en tout cas un bon argument à opposer à ceux qui craignent que l'écologie condamne l'industrie des pays les plus développés. En plus, si c'est Ernest-Antoine Seillière qui le dit...
European employers rely on the environment to give their industry a competitive advantage over the rest of the world. This is how I translate the comments of its official representative, Ernest-Antoine Seillière, BusinessEurope president. According to its organisation, energy savings represent a “huge untapped potential”. This potential is that of “already available and profitable technologies” invented and developed in Europe. The energy productivity of European industry would be five times more efficient than that of emerging countries. Ernest-Antoine Seillière concludes that to reach the environmental objectives that have been talked about so much recently European technologies should be widely exported all over the world. Here is another testimony to plead for a more environmentally friendly economy. I do not know if everyone will agree but it is a good argument for those who fear that ecology might condemn the economy of the most developed countries. And above all if Ernest-Antoine Seillière himself says so ….
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jeudi 22 novembre 2007
Par Philippe Vasseur,
jeudi 22 novembre 2007 à 15:10 :: General
Nouveau directeur de l'Ecole d'Economie de Paris, François Bourguignon était, il y a peu encore, économiste-en-chef et premier vice-président de la Banque Mondiale (dont il reste conseiller indépendant). Son dernier rapport au sein de cette institution porte sur "les dédis du développement global".
De nombreuses idées ressortent de cet important travail. J'en retiens deux parmi d'autres qui justifient pleinement le thème retenu par le Forum Mondial de l'Economie Responsable pour ses Rencontres Internationales des 9, 10 et 11 octobre 2008: "nourrir et protéger la planète".
1 - François Bourguignon est convaincu qu'une lourde erreur a été commise par la collectivité internationale en ne considérant l'agriculture que comme un "résidu du développement". Son rapport préconise au contraire des politiques agricoles spécifiques. La baisse des stocks et la flambée des cours donnent une actualité et une acuité particulières à de tels propos.
2 - François Bourguignon douche quelques unes de nos espérances, voire de nos illusions, en soulignant que les pays émergents ne ralentiront pas leur croissance pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Plutôt que de leur demander - en vain - de freiner leur expansion, il estime qu'il faut les aider à adapter leur production énergétique. Autrement dit, il suggère de convaincre les pays émergents qu'ils peuvent améliorer leurs performances économiques en respectant l'environnement.
Pour cela, il faut mettre de l'argent sur la table.
Si on suit ce raisonnement tout à fait sensé, la Banque Mondiale doit devenir la banque de l'environnement de la planète. Voilà une proposition concrète dont la réalisation permettrait d'impliquer tous les pays du monde dans la lutte contre les émissions de CO2.
Les pays émergents auraient les moyens d'être écologiquement meilleurs à la condition que les pays développés financent l'opération. L'intention est excellente. Reste à passer aux actes.
A bank for world environment
François Bourguignon, the new Ecole d’Economie de Paris manager, was only a little while ago the chief economist and first vice-president of the World Bank (for which he is still is an independent advisor). His last report for this organization was on the “failures of world development”. This major work brings out many ideas. I feel two of them, among many others, fully justify the theme for the 9th, 10th and 11th October 2008 Social and Environmental Responsibility World Forum International meetings: “Feed and protect the planet”. 1 – François Bourguignon is convinced that a major mistake was made by the international community in thinking that agriculture was no more than a “developmental residue”. His report puts forward, on the contrary, the need for specific agricultural policies. The decrease in stocks and the sudden rise in prices make his statements all the more relevant. 2 - François Bourguignon douses some of our hopes, if not our illusions, when saying that developing countries will not slow down their growth to reduce the production of greenhouse gases. Rather than asking them – in vain – to reduce their growth, he feels they should be helped to adapt their energy production. In other words, he suggests we convince developing countries they can improve their economic results while respecting the environment. If this is to be, money must be put on the table. If we follow this very sensible argument the World Bank must become the planet environment bank. This is a concrete proposal which, if carried out, would involve all countries around the world in the fight against CO2 emission. Developing countries would have the means to be environmentally better if developed countries funded the operation. The intention is excellent. We only have to act.
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lundi 12 novembre 2007
Par Philippe Vasseur,
lundi 12 novembre 2007 à 16:49 :: General
Les consommateurs européens achèteraient plus volontiers que les Américains des produits "verts" (bio, éthiques, socialement responsables, durables, etc). C'est du moins ce qui ressortirait après une étude menée auprès de 16.000 personnes dans huit pays...européens (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Portugal et Royaume-Uni). Je suis toujours prudent à la lecture de telles études. Non que je mette en cause leur sérieux, mais parce que les déclarations d'intention ne sont pas toujours en parfaite adéquation avec les comportements. Et puis, ce n'est pas la "compétition" intercontinentale qui nous intéresse, mais la nécessité d'améliorer notre consommation sur l'ensemble de la planète. Au fond, le nouveau manifeste consiste à proclamer: "consommateurs de tous les pays, unissez vous!". Ce n'est pas l'Américain Al Gore qui s'opposera à cette internationale consumériste.
International Consumption
European consumers buy more “green” products (bio, ethical, socially responsible, long lasting, etc.) than the Americans. That is anyway what comes out of a survey carried out with 16 000 people in eight countries… in Europe (Germany, Spain, France, Italy, The Netherlands, Portugal and The United Kingdom). I am always careful when reading such a survey. Not that I doubt their reliability, but because what intentions people have does not always match the way they behave. Furthermore it is not intercontinental “competition” we are concerned with but the need to improve our consumption all over the planet. In fact, the new manifesto just proclaims: “consumers of all countries unite!” The American Al Gore is certainly not going to be opposed to this consumerist Internationale.
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mercredi 31 octobre 2007
Par Philippe Vasseur,
mercredi 31 octobre 2007 à 19:12 :: General
Les premières Rencontres Internationales, organisées (les 23, 24 et 25 octobre à Lille) dans le cadre du Forum Mondial de l'Economie Responsable, ont tenu leurs promesses. Le compte rendu des débats qui sera prochainement mis en ligne sur le site du Forum permettra à tous de juger du haut niveau des débats et des intervenants venus des cinq continents. D'autres publications et initiatives viendront: le Forum est en marche...
Cette année était celle de la diversité et de l'égalité des chances. Nous poursuivrons nos travaux dans cette voie. Mais dès maintenant nous ouvrons un autre chapitre en perspective des Rencontres Internationales qui auront lieu à l'automne 2008. Nous ferons cette fois la promotion d'une économie responsable pour "nourrir et protéger la planète".
Vous croyez que tout a été dit sur la faim dans le monde, sur l'avenir des productions agricoles, sur le gravissime problème de l'eau, sur les mutations énergétiques ou sur la protection de l'environnement? Vous ne tarderez pas à constater. qu'il y a au contraire beaucoup à apprendre et à comprendre.
Et plus que ce qui se dit, il y a ce qui se fait: bien des acteurs économiques ont une longueur d'avance sur les indispensables politiques élaborées dans les instances internationales. Ce sont leurs bonnes pratiques qui montrent la voie du futur.
Le débat est d'ores et déjà ouvert. Chacun peut ici y contribuer.
And next...
The first International Meeting, organised (on 23, 24 and 25 Octiber in Lille) as part of the Social and Environmental World Forum was up to expectations. The minutes of the discussions which will soon be posted to the Forum website will enable everyone to see the high level of the debates and the speakers from the five continents. Other publications and actions will come: the Forum is on the way.... This year was that of diversity and equal opportunity. We are continuing to work on this. But we have already opened another chapter for the 2008 International Meeting. For this we will promote a responsible economy to “feed and protect” the planet. You think everything has been said on hunger in the world, the future of agricultural production, the most serious problem of water, energy changes or protecting the environment? It will not take you long to realise that on the contrary there is a lot to learn and understand. And beyond what is being said there is what is being done: many economic players are ahead of the necessary policies set by international bodies. It is their good practices that show the way. Discussions have already started. Everyone can take part in them here
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mercredi 26 septembre 2007
Par Philippe Vasseur,
mercredi 26 septembre 2007 à 17:12 :: General
Il y en a qui disent, il y en a qui font. Il y a des leçons qui sont administrées dans de grands et beaux discours (certes nécessaires). Et il y a des leçons de choses qui viennent des actes.
Le patron de Philips, Gerard Kleisterlee, annonce que son groupe va investir un milliard d'euros en cinq ans pour développer des innovations écologiques. Il prévoit de réduire encore la consommation d'énergie et la production de déchet. Mais il entend également lancer des appareils électroniques plus "verts" avec l'intention de se doter ainsi d'un avantage compétitif lui permettant de se différencier de ses concurrents...et ainsi de les distancer. Voilà donc un chef d'entreprise qui concilie busines et écologie, car comme il l'affirme tranquillement, Philips veut croître et prospérer tout maîtrisant l'impact de ses activités sur l'environnement.
C'était notre leçon du jour sur ce que peut être une économie responsable. Une leçon de choses, comme on vous le disait...
Nature study
Some of us talk, some of us act. Some things are learnt through long and beautiful speeches (necessary of course) and some through acts.
The head of Philips, Gerard Kleisterlee, stated that his group will invest a billion euros over a five-year period to develop environmental innovations. He plans to further reduce energy consumption and waste production. But he also intends to launch greener electronic products so as to gain a competetitive advantage which will differentiate him from its competitors... and thus overtake them. Here is a manager that reconciles business and ecology, because as he calmly states, Philips wants to grow and prosper while controling the impact of its activity on the environment. This was today’s lesson on what responsible economy can be. A Nature study as we had told you...
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lundi 17 septembre 2007
Par Philippe Vasseur,
lundi 17 septembre 2007 à 09:09 :: General
L'irresponsabilité sociale (ou "sociétale") est dangereuse pour l'entreprise. "Ils" estiment à 93% qu'un défaut de responsabilité nuit à l'image et à la réputation de l'entreprise; 73% redoutent une perte de compétitivité et 55% s'inquiètent de l'évolution du cours de bourse dans de telles circonstances.
Qui sont-"ils"? Des moralisateurs utopiques? Des altermondialistes militants? Des universitaires férus d'éthique? Vous n'y êtes pas. Ces jugements de conscience émanent...des administrateurs des sociétés composant le CAC 40. PricewaterhousCoopers a mené une enquête auprès de 440 de ces administrateurs. Le résultat de cette étude commandée par l'Institut Français des Administrateurs montre combien le sujet est désormais pris au sérieux. A une écrasante majorité "ils" affirment que la responsabilité sociétale est, à long terme, un facteur de développement pour l'entreprise.
A long terme, bien sûr, mais la plus grande qualité des dirigeants n'est-elle pas de prévoir et de voir loin? La démonstration est ainsi faite, en tout cas, que la responsabilité sociale et environnementale n'est pas un "gadget" mais au contraire un enjeu stratégique pour l'économie. Nous remercions les administrateurs du CAC 40 de leur contribution au débat...
CAC 40
Social (or societal) responsibility is dangerous for companies. 93% of “them” feel that a lack of responsibility is negative for the image and name of the company; 73% fear to lose competitivity and 55% are worried about the way stock prices go in such cases. Who are “they”? Moralizing utopians? Environmental activists? Ethics academics? You have not got it. These thoughts are those of …. CAC 40 directors. Pricewaterhouse Coopers surveyed 440 directors. The result of the survey, commissioned by the Institut Français des Administrateurs, truly shows how serious “they” feel this is. A crushing majority of “them” state that societal responsibility is, in the long term, a factor of development for companies. In the long term, of course, but are planning and forsight not the main qualities of managers? This proves anyway that social and environmental responsibility is not a “gimmick” but quite a strategic challenge for the economy. We thank CAC 40 directors for their contribution to the discussions...
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