Tartuffe
Par Philippe Vasseur, mercredi 25 octobre 2006 à 08:56 :: General :: #3 :: rss
L'actualité donne parfois lieu à des télescopages inquiétants. Et montre que les grandes déclarations internationales valent souvent moins que des actes moins médiatiques.
Selon le rapport "living planet 2006" qui vient d'être rendu public par le WWF (Fonds mondial pour la nature), la consommation annuelle de ressources biologiques est supérieure de 25% à ce que produit notre planète. Si la tendance actuelle se poursuivait, l'humanité consommerait la "capacité biologique" de deux Terres en 2050.
2050, c'est précisément l'année où le Canada parviendrait à obtenir une réduction, en valeur absolue, des émissions de gaz à effet de serre par rapport à ce début de siècle. Autrement dit, le projet de loi sur la qualité de l'air examiné à Ottawa sacrifie sur l'autel de la croissance le fameux protocole de Kyoto signé en décembre 1997 et ratifié par 166 pays.
Les Etats ont leurs responsabilités. Elles sont lourdes. On voit que, tel Tartuffe, un pays peut faire preuve de beaucoup d'hypocrisie: cachez cette pollution que je ne saurais voir! Alors, tournons-nous vers les entreprises. Elles sont au coeur du débat. Elles en sont même "à la base". Et c'est bien la nécessité d'engager les entreprises dans la reponsabilité sociale et environnementale qui nous guide dans notre démarche: telle sont l'originalité et la légitimité de notre Forum mondial.
Tartuffe
The news sometimes take worrying shortcuts and show that major international declarations are often worth less than less mediatized actions.
According to “Living Planet Report 2006” just published by WWF (World Wide Nature Fund) the annual demand for natural resources exceeds by 25% what our planet produces. If the current trend continued humanity would consume the “natural capacity” of two planet earth in 2050.
2050 is the year by which Canada will supposedly manage to decrease, in absolute value, its greenhouse gas emission below today’s level. In other words, the legislation project on air quality discussed in Ottawa sacrificed the famous Kyoto agreement signed in 1997 and ratified by 166 countries on the altar of growth.
States have their responsibilities. They are heavy. We see that, As Tartuffe, a country can of show signs of hypocrisy: hide this pollution I cannot bear to see! So let us turn to companies. They are at the heart of the debate. They are in fact at “the basis” of it. And it is this need to make companies realise their social and environmental responsibilities that fuels our project: such are the originality and validity of our world Forum.”
Philippe VASSEUR, Président actuel d’Alliances a une triple expérience des responsabilités exercées :
Commentaires
1. Le jeudi 2 novembre 2006 à 13:38, par André Decoster
2. Le vendredi 3 novembre 2006 à 08:56, par LOISON Christian
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