Face aux "accès de faiblesse des Etats et institutions" en matière de développement durable, les entreprises "apparaissent comme les rares acteurs capables d'avoir un impact sur le cours des choses". Cette conviction est exprimée dans "Le Monde" daté du 16 novembre par le Directeur du développement durable de la Société Générale, Philippe Laget. La démonstration apportée à l'appui de cette information est d'autant plus intéressante qu'elle suppose que les entreprises agiront non "pas par générosité" mais "par égoïsme naturel". Qu'il s'agisse de leurs relations avec leurs clients, avec leurs salariés, avec l'ensemble de la société et même par les actionnaires, les entreprises ont intérêt à s'impliquer dans le développement durable. "Rien de tout cela n'a trait à la philanthropie" affirme Philippe Laget. Cette conception du "gagnant-gagnant" est encourageante. Et surtout elle confirme que pour progresser, l'économie responsable doit et peut compter avant tout sur ses acteurs.


Companies

Faced with the “weakness fits of states and institutions” with regards to sustainable development, companies “seem to be the rare actors able to impact the course of things”. So said Philippe Laget, Société Générale Sustainable Development Manager, in the Monde on 16 November. The demonstration he makes to support this statement is all the more interesting that it supposes companies will not act out of “generosity” but out of “natural selfishness”. Whether it be in their relationship with their clients, their employees, the whole of society and even through the shareholders, companies had better turn to sustainable development. “This has nothing to do with philanthropy” says Philippe Laget. This “winner-winner” concept is encouraging. And foremost it confirms that to progress a socially and environmentally responsible economy must and can rely before anything else on its actors.”