mardi 31 juillet 2007

Fonds "souverains"

Après les Etats-Unis, c'est au tour de l'Europe de s'inquiéter des fonds dits "souverains" parce qu'ils sont contrôlés, non par des organismes privés, mais par des gouvernements: ceux de pays exportateurs de pétrole ou de pays d'Asie présentant de considérables excédents commerciaux. Ces fonds "souverains" représentent une masse de 2.500 milliards de dollars. Pour se prémunir contre leur éventuelle utilisation politique ou stratégique, les Etats-Unis ont mis en place un mécanisme de surveillance pouvant aboutir au blocage de certains investissements. L'Europe va y réflechir officiellement dès cet automne. Elle pourrait aussi se doter d'un système de vigilance du même genre. De tels dispositifs visent à prémunir les nations occidentales contre des risques sécuritaires ou économiques. Mais s'il est possible de prévoir des parades contre des menaces de cette nature, pourquoi ne limiterait-on pas la souveraineté des fonds lorsque ceux-ci portent atteinte à l'environnement ou s'avèrent socialement dévastateurs ?


« Sovereign » Funds

After the United States it is Europe’s turn to worry about funds called «sovereign» because they are not controlled by private organizations but by governments: those of petrol exporting countries or of Asian countries with a highly positive balance of trade. These «sovereign» funds amount to 2,500 billion dollars. To prevent their possible political or strategic use, the United States have set up a surveillance process which could stop some investments. Europe is going to think about it this fall. It could also set up a similar system. Such systems aim to protect Western countries against security or economic risks. But if it is possible to find ways to counter such threats, why not limit the sovereignty of funds which are a danger to the environment or seem to be socially damaging?

mardi 17 juillet 2007

Si je vous dis...

Si je vous dis que les dirigeants d'entreprise "sont tellement obsédés par le devoir vis à vis de l'actionnaire qu'ils ne s'intéressent plus à l'opinion", vous penserez que je n'ai rien compris au fonctionnement du capitalisme moderne et que je ferais bien d'ouvrir les yeux sur la réalité du monde financier. Si je vous dis: pour une entreprise "l'objectif premier est de gagner de l'argent, mais cela ne doit pas être le seul", vous me répondrez qu'après avoir entendu mille fois de tels propos vous vous demandez toujours si celui qui les formule connaît l'exitence des firmes multinationales. Si je vous dis qu'il "faudrait que l'entreprise s'engage plus fermement en matière de responsabilité sociale et qu'elle le fasse savoir", vous me donnerez sans doute raison tout en estimant - peut-être - que j'ai encore quelques illusions à perdre.

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dimanche 1 juillet 2007

Une histoire chinoise

Est-elle en Chine "LA" personne la plus riche ou "L'UNE DES" plus grosses fortunes du pays? Peu importe de savoir si elle est première au classement ou "seulement" sur le podium: ce qui compte, c'est ce que représente Zhang Ying, partie de presque rien pour bâtir le premier groupe chinois de recyclage de papiers et de fabrication d'emballages. A la tête de "Nine Dragons Papers Holdings", Zhang Ying pèse aujourd'hui plus de trois milliards de dollars. Ni plus ni mieux que bien d'autres pays du monde la Chine n'assure encore l'égalité hommes-femmes dans son économie. La réussite de Zhang Ying a donc valeur de symbole ou d'exemple. Et, de surcroît, en assurant le recyclage de vieux papiers et de déchets, elle apporte une contribution concrète à la défense de l'environnement. N'est-ce pas une belle histoire?


A Chinese story

By Philippe Vasseur, Sunday 1 july 2007 at 18:48

Is she “THE” wealthiest person or “ONE OF THE” biggest fortune of the country in China? Whether she ranks first or is « only » on the podium does not matter: what matters is what Zhang Ying represents, when starting from almost nothing she has managed to build the first Chinese group of paper recycling and packing production. Head of "Nine Dragons Papers Holdings", Zhang Ying weighs today over three billion dollars. China does not yet respect equality between men and women in its economy any more nor any better than many other countries around the world. Zhang Ying’s success can therefore be considered to be a symbol or an example. And furthermore, in recycling old paper and waste, she concretely contributes to protecting the environment. Isn’t this a beautiful story.