lundi 17 décembre 2007

La responsablité de Bali

De retour de Bali, les "officiels" se réjouissent d'avoir sauvé les apparences tandis que les "non-gouvernementaux" se désolent de l'absence de décisions concrètes. Les uns se satisfont d'un compromis que même les Etats-Unis ont fini par accepter; les autres déplorent que cet accord a minima ne prévoie qu'une feuille de route pour 2009, sans référence à de véritables engagements chiffrés. Au-delà de ces divergences, tous s'accordent néanmoins sur un point: la lutte contre le réchauffement climatique impose, partout dans le monde, l'union des forces publiques et privées. Il ne s'agit donc pas, à Bali ou ailleurs, de s'en remettre à la seule intervention des pouvoirs politiques, sous la pression légitime des opinions et des ONG. Il ne s'agit pas, non plus, de croire que tous les problèmes seront réglés en se contentant de soumettre les entreprises à des contraintes légales. Il s'agit, au contraire, de reconnaître que le rôle des acteurs économiques ne se limite pas au respect des lois mais que leurs responsabilités en la matière peuvent et doivent aussi s'exercer à leur initiative. Ce n'est certes pas une nouveauté, mais c'est la preuve que la responsabilité sociale et environnementale des entreprises est désormais incontournable dans le concert international.


The Responsibility of Bali

Coming back from Bali « government officials » are pleased to have kept up appearances while “non governmental participants” regret the lack of concrete decisions. The former are satisfied with a compromise that even the United States have finally agreed to, the latter lament that this a minima agreement only gives a road map for 2009, without any reference to detailed commitments. Beyond these divergences however, everyone agrees on one point: all over the world, the fight against global warming requires that public and private forces work together. In Bali or elsewhere, it is therefore not a question of waiting for political powers to act under the legitimate pressure of public opinions and NGOs. It is not a question either of thinking that putting legal constraints on companies will solve all problems. On the contrary it is a question of accepting that the role of economic players is not to simply follow the law but that they can and must act responsibly on their own initiative in this respect. This is certainly not a novelty, but it shows that corporate social and environmental responsibility is now essential in the international concert.

vendredi 7 décembre 2007

BusinessEurope=EcoloBusiness

Le patronat européen compte sur l'environnement pour donner à son industrie un avantage concurrentiel par rapport au reste du monde. C'est comme cela que j'interprète les propos de son représentant officiel, Ernest-Antoine Seillière, président de BusinessEurope. Selon son organisation, les économies d'énergie représentent un "énorme potentiel inexploité". Ce potentiel correspond aux "technologies déjà disponibles et rentables" inventées et développées en Europe. La productivité énergétique de l'industrie européenne serait ainsi cinq fois plus efficace que celle des pays émergents. Ernest-Antoine Seillère en déduit que pour atteindre les objectifs environnementaux dont il est beaucoup question en ce moment, il faut largement exporter les technologies européennes partout sur la planète. Voilà un témoignage de plus à verser au dossier pour plaider en faveur d'une économie qui plus favorable à l'environnement. Je ne sais pas si tout le monde s'y retrouvera, mais c'est en tout cas un bon argument à opposer à ceux qui craignent que l'écologie condamne l'industrie des pays les plus développés. En plus, si c'est Ernest-Antoine Seillière qui le dit...


European employers rely on the environment to give their industry a competitive advantage over the rest of the world. This is how I translate the comments of its official representative, Ernest-Antoine Seillière, BusinessEurope president. According to its organisation, energy savings represent a “huge untapped potential”. This potential is that of “already available and profitable technologies” invented and developed in Europe. The energy productivity of European industry would be five times more efficient than that of emerging countries. Ernest-Antoine Seillière concludes that to reach the environmental objectives that have been talked about so much recently European technologies should be widely exported all over the world. Here is another testimony to plead for a more environmentally friendly economy. I do not know if everyone will agree but it is a good argument for those who fear that ecology might condemn the economy of the most developed countries. And above all if Ernest-Antoine Seillière himself says so ….