lundi 17 décembre 2007
La responsablité de Bali
Par Philippe Vasseur, lundi 17 décembre 2007 à 16:53 :: General
De retour de Bali, les "officiels" se réjouissent d'avoir sauvé les apparences tandis que les "non-gouvernementaux" se désolent de l'absence de décisions concrètes. Les uns se satisfont d'un compromis que même les Etats-Unis ont fini par accepter; les autres déplorent que cet accord a minima ne prévoie qu'une feuille de route pour 2009, sans référence à de véritables engagements chiffrés. Au-delà de ces divergences, tous s'accordent néanmoins sur un point: la lutte contre le réchauffement climatique impose, partout dans le monde, l'union des forces publiques et privées. Il ne s'agit donc pas, à Bali ou ailleurs, de s'en remettre à la seule intervention des pouvoirs politiques, sous la pression légitime des opinions et des ONG. Il ne s'agit pas, non plus, de croire que tous les problèmes seront réglés en se contentant de soumettre les entreprises à des contraintes légales. Il s'agit, au contraire, de reconnaître que le rôle des acteurs économiques ne se limite pas au respect des lois mais que leurs responsabilités en la matière peuvent et doivent aussi s'exercer à leur initiative. Ce n'est certes pas une nouveauté, mais c'est la preuve que la responsabilité sociale et environnementale des entreprises est désormais incontournable dans le concert international.
The Responsibility of Bali
Coming back from Bali « government officials » are pleased to have kept up appearances while “non governmental participants” regret the lack of concrete decisions. The former are satisfied with a compromise that even the United States have finally agreed to, the latter lament that this a minima agreement only gives a road map for 2009, without any reference to detailed commitments. Beyond these divergences however, everyone agrees on one point: all over the world, the fight against global warming requires that public and private forces work together. In Bali or elsewhere, it is therefore not a question of waiting for political powers to act under the legitimate pressure of public opinions and NGOs. It is not a question either of thinking that putting legal constraints on companies will solve all problems. On the contrary it is a question of accepting that the role of economic players is not to simply follow the law but that they can and must act responsibly on their own initiative in this respect. This is certainly not a novelty, but it shows that corporate social and environmental responsibility is now essential in the international concert.
Philippe VASSEUR, Président actuel d’Alliances a une triple expérience des responsabilités exercées :