Selon Terry Marsh qui a dirigé les travaux du Centre d'écologie et d'hydrologie, le déluge de l'été 2007 "ne concorde pas avec les principaux scénarios de changement climatique". Ceux qui sont tentés d'attribuer chaque catastrophe naturelle au réchauffement de la planète vont peut-être se rebeller. Certains pourraient en effet redouter que les conclusions du Centre d'écologie et d'hydrologie sèment un doute dans une opinion pourtant globalement convaincue. Je crois qu'ils auraient tort. Si Terry Marsh et son équipe exonèrent le réchauffement des intempéries de l'été dernier, ils préviennent, en revanche, que les risques inhérents au changement climatique vont continuer de s'accroître en hiver. Finalement, en montrant où se situent et où ne sont pas les responsabilités, les scientifiques renforcent la crédibilité d'un phénomène dont on peut - à la rigueur - discuter l'ampleur et les modalités, mais pas la réalité. Le problème est complexe. Le simplifier à outrance ne servirait pas ceux qui s'en inquiètent et agissent pour la mise en oeuvre de solutions. Ce n'est pas parce qu'un déluge estival ne peut être relié au réchauffement climatique que la gravité de celui-ci se trouve amoindrie.