Les autorités chinoises ont montré qu'elles prenaient le problème au sérieux. Elles ont adopté des mesures temporaires pour limiter la circulation automobile pendant les Jeux. Mais elles s'affirment aussi décidées à agir dans la durée. Ainsi les voitures les plus polluantes seront-elles fortement taxées à compter du 1er septembre prochain. Ce n'est qu'un simple exemple mais il est révélateur. Les Jeux Olympiques ont contribué à exposer au grand public une situation déjà bien connue de toute personne soucieuse de l'environnement. Avec un taux de croissance économique très élevé et plus du conquième de la population terrestre, la Chine est devenue le premier pollueur de la planète. Et ce pourrait être pire: imagine-t-on ce que donnerait ce grand pays si son développement le conduisait à un mode de vie correspondant aux standards environnementaux américains ou même européens? La Chine prend conscience que son intérêt bien compris lui impose d'économiser l'énergie et de réduire la pollutions. C'est une bonne nouvelle pour le monde. Sans nourrir d'illusion excessive, il est permis d'espérer que ce soit même la meilleure nouvelle olympique.