mardi 28 novembre 2006

Héros et hérauts

Lauréate du prix Nobel de la Paix en 2003, Shirin Ebadi appelle les entreprises à faire preuve de responsabilité. "Les droits de l'Homme ne s'arrêtent pas aux portes des entreprises" répète cette courageuse avocate iranienne dans une interview au journal "Les Echos" (24/25 novembre 2006). On sait que Muhammad Yunus a été couronné cette année pour son action en faveur du micro-crédit au Bangladesh. Décidemment les Nobel de la Paix, ces héros du monde moderne, deviennent les hérauts de l'économie responsable. Signe que c'est bien là une des grandes aventures du vingt-et-unième siècle.


Heroes et heralds

Shirin Ebadi, winner of the 2003 Nobel Peace prize, asks companies to act in a responsible way. “Human rights do not stop at the door of companies” repeats this courageous Iranian lawyer in an interview to the newspaper “Les Echos” (24/25 November 2006). We know that this year Muhammad Yunus was rewarded for his work on micro-credit in Bangladesh. Peace Nobel prize winners, these heroes of our modern world, are decidedly becoming the heralds of the responsible economy. A sign that this is truly one of the great endeavours of the twenty-first century.

samedi 18 novembre 2006

Entreprises

Face aux "accès de faiblesse des Etats et institutions" en matière de développement durable, les entreprises "apparaissent comme les rares acteurs capables d'avoir un impact sur le cours des choses". Cette conviction est exprimée dans "Le Monde" daté du 16 novembre par le Directeur du développement durable de la Société Générale, Philippe Laget. La démonstration apportée à l'appui de cette information est d'autant plus intéressante qu'elle suppose que les entreprises agiront non "pas par générosité" mais "par égoïsme naturel". Qu'il s'agisse de leurs relations avec leurs clients, avec leurs salariés, avec l'ensemble de la société et même par les actionnaires, les entreprises ont intérêt à s'impliquer dans le développement durable. "Rien de tout cela n'a trait à la philanthropie" affirme Philippe Laget. Cette conception du "gagnant-gagnant" est encourageante. Et surtout elle confirme que pour progresser, l'économie responsable doit et peut compter avant tout sur ses acteurs.


Companies

Faced with the “weakness fits of states and institutions” with regards to sustainable development, companies “seem to be the rare actors able to impact the course of things”. So said Philippe Laget, Société Générale Sustainable Development Manager, in the Monde on 16 November. The demonstration he makes to support this statement is all the more interesting that it supposes companies will not act out of “generosity” but out of “natural selfishness”. Whether it be in their relationship with their clients, their employees, the whole of society and even through the shareholders, companies had better turn to sustainable development. “This has nothing to do with philanthropy” says Philippe Laget. This “winner-winner” concept is encouraging. And foremost it confirms that to progress a socially and environmentally responsible economy must and can rely before anything else on its actors.”

dimanche 12 novembre 2006

"Compensation"

Vous polluez? Payez!

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jeudi 2 novembre 2006

Discrimination

Un réseau international de travail temporaire - Kelly Services - vient de publier une étude conduite auprès de 70.000 personnes dans 28 pays du monde. Objet de l'enquête: les discriminations au travail. Les Luxembourgeois et les Danois seront heureux d'apprendre qu'ils sont les Européens les plus vertueux en la matière tandis que les Suédois se montreront peut-être surpris d'être, au contraire, les plus mal jugés. Au-delà des fiertés ou des suceptibilités nationales, ce qu'il faut retenir de cette étude, ce sont les causes des discriminations. On pense tout de suite, bien sûr, à celles de caractères ethniques. Elles existent, évidemment, et si ce sont elles qui sont le plus souvent mises en avant, c'est parce que leurs conséquences peuvent avoir des effets dévastateurs. Mais il y a bien d'autres types de discriminations, comme celles liées au sexe ou aux handicaps. Et la discrimination principale, celle qui apparaît de loin la plus largement constatée, est celle causée par l'âge.

Cette étude apporte-t-elle quelque chose de nouveau? Pas vraiment. Alors pourquoi en parler ici? Pour deux raisons. La première pour rappeler que les discriminations constituent un phénomène généralisé sur toute la planète. La seconde pour souligner que la question de la diversité ne peut être ramenée à une seule préoccupation: c'est bien de la capacité des entreprises à s'ouvrir à toutes les composantes de la population - jeunes ou vieux, handicapés ou non, femmes ou hommes, blancs ou noirs - que dépend le degré de responsabilité sociale des acteurs économiques.


Discrimination

An international network of temporary staffing services – Kelly Services- has just published a survey of 70,000 people in 28 countries around the world. Purpose of the survey: Discrimination in the work place. The Luxemburgians and the Danish will be pleased to know that they are the most virtuous in this regard whereas the Swedes might be surprised to be perceived as the worst. Beyond national pride and susceptibility, this study brings out the causes for discrimination. One immediately thinks, of course, of that based on ethnic origin. It exists indeed and if it is most often put forward it is because its consequences can have devastating effects. But there are many other types of discrimination such as those linked to sex or handicap. The main discrimination, that which seems to be most widely noticed, is that caused by age.

Does this survey bring anything new? Not really. So why talk about it here? For two reasons. First, to remind us that discrimination happens all over the world. Second, to highlight the fact that diversity does not boil down to a single concern: It is indeed the ability of companies to be accessible to all segments of the population – young or old, handicapped or not, women or men, blacks or whites- that determines the degree of social responsibility of economic actors.”